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(Représentation du péché suivant la religion satanique)
Une femme à queue de serpent gardant les portes de l’enfer
I. Les origines du péché
1) Le péché originel
2) Les degrés du péché
3) Les sept péchés capitaux
II. L’éthique du péché à travers les âges.
1) Hédonisme épicurien - le bonheur provient du plaisir
2) Dionysisme - apologie de la passion
3) Naturalisme - le péché est naturel
4) L’humanisme - connaissance de soi
5) Nihilisme- la mort est une fatalité
6) Machiavélisme- le péché est un moyen d’arriver à ses fins
7) Satanisme - Le péché, c'est bien!!!
III. Les limites
1) Esclave de ses passions
2) La justice
Introduction
Le péché est communément vu par les religions, comme l’œuvre du démon tentant les êtres humains afin de soustraire leurs âmes du paradis. Cette confrontation éternelle entre le bien et le mal commence au moment où Ève et Adam sont déchu de l’éden après avoir goutter le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Depuis ce péché originel, l’homme est mortel et poussé par le diable à commettre des péchés. Suivant les religions, la tentation est un acte à éviter sous peine parfois de mort. Cependant certains mouvements philosophiques mettent en avant le péché et la passion pour arriver au bonheur. On peut donc se demander comment le péché qui est l’essence du mal peut-il nous être profitable et quelle est sa réelle utilité ?
"Plus que le mystère de la Création, c'est le thème du péché originel qui a marqué le monde".
2) Le péché originel
Selon l’enseignement de la bible, cet acte libre et mystérieux du premier couple humain, un acte qui est à la fois source et prototype de tout péché, retentit en tout homme du fait même de son antériorité à la nature humaine. Le péché originel, est essentiellement un effort de l’homme pour se comporter comme s’il était son propre créateur, capable de déterminer lui-même le sens de sa vie, capable de fixer lui-même sa loi, sa fidélité, sa destinée.
La femme vit alors qu'il était bon à manger, le fruit de cet arbre ! Qu’il était à dévorer des yeux ! A vous saisir d'envie pour agir avec sagacité ! ... Elle en prit donc un fruit et mangea; Elle en donna aussi à son époux près d'elle et il mangea... Alors leurs yeux, à tous deux, se dessillèrent et ils prirent conscience de leur nudité : ils cousirent des feuilles de figuier pour se faire des pagnes.
- L'enjeu du péché
La mortalité et la misère de l'homme s'expliquent par une faute. La genèse affirme la réalité du péché et cherche à en donner le sens dans l'ensemble de la Révélation. Il s'agit donc de préciser quel est le sens du péché, l'enjeu de la faute et le drame qu'elle engendre pour l'humanité entière
- L'arbre interdit
Dieu a planté un jardin en Eden, des arbres de toute espèce, tous à la disposition de l'Homme. Au milieu, l'arbre de vie, puis l'arbre mystérieux de la connaissance du bien et du mal. C'est autour de cet arbre que gravitent l'enjeu du péché, car Dieu interdit à l'homme de toucher ses fruits. Au jardin d'Eden, l'arbre de vie n'est ni dissimulé ni interdit. Aucune jalousie divine n'en écarte. Aucune autre condition que morale : le respect de la connaissance du bien et du mal. Le récit distingue deux arbres et donne à celui du savoir une importance exclusive. Les données de cet arbre sont énigmatiques : un arbre invitant à goûter de son fruit, un déterminatif à analyser, arbre de la connaissance du bien et du mal, un interdit à éclairer. Deux interprétations à confronter : celle du serpent et celle de Dieu bannissant l'homme. Quel critère choisir ?
Interdit sans explication, il semble que le symbolisme de l'arbre soit simple et donné immédiatement. La signification est universelle car elle concerne l'homme en toute circonstance. Quelle est-elle ?
Il faut écarter le symbolisme sexuel. Il fut parfois allégué et autant de fois démenti. Philon et le judaïsme alexandrin : le serpent aurait désiré Ève et pour cette raison, songé à faire disparaître Adam. Ailleurs : le serpent s'est uni à la femme. Ailleurs : Les fruits interdits étaient aphrodisiaques. Ailleurs : désir prématuré du mariage.
Le sentiment de nudité après la faute n'est pas un argument décisif. Il faudrait qu'il soit antérieur au péché. Le châtiment de la femme punie dans sa maternité ne préjuge pas du caractère de la faute car l'homme est puni dans son travail pour avoir mangé le fruit interdit.
La structure du récit s'oppose encore à l'interprétation sexuelle : l'arbre de la connaissance est planté, nommé et interdit, avant que paraisse le serpent, que la femme soit formée, avant même que Dieu songe à la donner à Adam pour compagne. L'arbre ne peut donc symboliser la moralité des relations conjugales puisqu'elles n'existent pas encore.
Il semble qu'il faille s'orienter plutôt vers la théorie de l'omniscience et celle du discernement moral. Mais connaître le bien et le mal exprime aussi bien le goût pour les plaisirs de la vie, l'expérience humaine que celle du malheur ou de la bonne fortune.
La souveraineté du choix de l'homme en matière de moralité et de bonheur suppose chez lui le discernement de la valeur élue par Dieu. Connaître le bien et le mal est donc une prérogative de Dieu. Yahvé seul peut décider du bien et du mal.
Ainsi apparaît dans l'Écriture un débat central fondé sur la connaissance du bien et du mal que procède de Dieu : science du bien à faire et du mal à éviter, commandements positifs et commandements négatifs. Il n'est pas interdit à l'homme de les connaître, au contraire, mais de s'en affranchir en les violant.
Le deuxième commandement est la connaissance de la parole et de la sentence de Yahvé, science prophétique du bonheur ou du malheur à venir.
L'homme qui est dans une condition privilégiée, a la vie à sa portée, mais l'arbre de la connaissance détermine à quelles conditions. Il doit donc accepter deux limites qui le caractérisent devant Dieu : humilité de l'obéissance qui distingue le bien et le mal, signifiés par la parole et refuse de franchir cette frontière qui spécifie l'homme ; humilité de la Foi devant un avenir dont Dieu seul se réserve le secret : foi ouverte à l'initiative surnaturelle de Dieu, foi progressive qui accepte la dispensation du temps.
Le vouloir pécheur d'Adam sera donc, en mettant la main sur la connaissance interdite, de s'établir orgueilleusement au-dessus de toute moralité et de "sauter par-dessus le temps" qui doit le conduire au terme "des desseins de Dieu". Car ces desseins, comme la connaissance de l'avenir, sont cachés à l'homme.
Il y aurait donc deux types de fautes : le péché d'orgueil ; l'homme seul a tenté de ravir une science propre à Dieu et la désobéissance ou la faiblesse à plus de part qu’une révolte.
- Le serpent
C'est un animal comme les autres qui, de surcroît, semble ne pas ramper encore. Cependant cet animal est avisé et prudent, sans toutefois donner plus d'importance ou de signification à ces deux qualificatifs. Il n'y a pas pour le serpent de divinité détentrice d'une sagesse secrète qui serait opposée à celle de Dieu. L'arbre du savoir ne symbolise pas, dans le texte, la gnose du Malin que Dieu interdirait à l'homme. Cela est proprement inconcevable dans le jardin de l'Eden. Du reste, le serpent ne prétend rien offrir. Il ne joue pas à l'Élohim qui prétendrait détourner vers lui-même la Foi due au seul Dieu. Yahvé ne reprochera pas à la femme d'avoir cru à la voix du serpent. D'autre part, si son habileté est mêlée de ruse (au point que la femme aura conscience d'avoir été trompé et que Dieu, de son côté, démasquera l'adversaire), le serpent, pour autant, n'est pas le mensonge personnifié. Tout n'est pas faux dans ses assurances ; les yeux de la femme et ceux de l'homme s'ouvriront. IL se garde même d'accuser Dieu d'avoir menti à l'homme. Il se contente d'amener à le penser. Il fait parler la femme et quand il connaît le poids de la mesure divine, il le reprend pour en suggérer une autre interprétation : "vous connaîtrez certainement la mort ! Non, il ne s'agit pas de cela ! Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront". Il n'a donc rien du dieu de sagesse ou de salut, bon ou maléfique... Il n'est pas l'apparition extraordinaire d'un être péternaturel, mais bien d'un animal parmi les autres. Pourtant il en sait long. Il a sur les choses divines une initiation incontestable, et qui manque à la femme.
- La sanction
Ainsi, au carrefour des deux routes qui définissent le péché : mainmise sur le savoir et assimilation à Dieu, voici son châtiment : la mort ; non pas violente et prématurée, mais commune. Adam n'est pas emporté instantanément mais après une vie de patriarche.
Désormais, l'homme et la femme sont ramenés à eux-mêmes. Leur désir qui les dépasse, les renvoie à eux-mêmes et se retourne contre eux, au moment même où il est ratifié.
Gen. III, 19 : Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front.
Gen. III, 16 : Tu enfanteras dans la douleur.
Gen. III, 18 : La terre produira des épines et des chardons.
La Providence utilise l'état de souffrance où Adam plonge l'humanité, en le faisant servir à ses fins rédemptrices c'est à dire comme moyen d'expiation, de purification et de sanctification.
Genèse III 1-24 : le Démon tente Ève et la séduit. Ève, pécheresse entraîne Adam dans sa faute. Dieu les punit mais leur promet un sauveur. Ils sont chassés de l'Éden.
C’est donc ainsi que selon la genèse le péché est entré sur terre et a corrompu toute l’humanité. Ainsi chacun de nous est confronté aux tentations du péché. voyons maintenant ce que la bible nous apprend aujourd’hui sur le péché
2) Les degrés du péché
Le Catéchisme de l’Église catholique enseigne : "Le péché est une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite ; il est un manquement à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain, à cause d’un attachement pervers à certains biens... Il a été défini comme ‘une parole, un acte ou un désir contraires à la loi éternelle" (art.1849).
Le péché, c’est une faute de notre volonté libre, un acte personnel. Si nous disons que nous sommes sans péché, "nous nous abusons, la vérité n’est pas en nous", dit saint Jean (I Jn 1, 8).
Le péché est un refus et une opposition à Dieu. Ce n’est pas simplement une faiblesse psychologique.
Se basant sur l’Ancien et le Nouveau Testament, l’Église parle constamment de péché mortel et de péché véniel. Le Pape déclare : "L’Église a une doctrine propre à ce sujet... , tout en sachant qu’il n’est pas toujours facile, dans les situations concrètes, de délimiter nettement les frontières".
Le péché mortel sépare de Dieu; le péché véniel ne prive pas de l’amitié de Dieu. Le péché mortel, s’il n’est pas remis, fait contracter une peine éternelle; le péché véniel mérite une peine simplement temporelle.
Le péché mortel tue la vie divine en l’âme. Le Pape Jean-Paul II écrivait: "On devra éviter de réduire le péché mortel à l’acte qui exprime une ‘option fondamentale’ contre Dieu" (La splendeur de la vérité, 69). "Est péché mortel tout péché qui a pour object une matière grave et qui, de plus, est commis en pleine conscience et de consentement délibéré" (La splendeur de la vérité, 70). Si le péché est véniel, cela ne signifie pas qu’il est négligeable (Réconciliation et Pénitence, 17).
Quant aux exemples de péchés mortels, nous n’avons malheureusement que l’embarras du choix. Il y a le rejet de Dieu, l’idolâtrie, l’apostasie; il y a toutes les désobéissances aux commandements de Dieu en matière grave, tout ce qui est sérieusement désordonné. Je pense à certaines fautes graves contre le prochain, le meurtre, l’avortement, l’euthanasie, l’infidélité conjugale, les injustices sociales criantes; je pense aussi à certains péchés qui détruisent notre dignité de fils et de filles de Dieu, dans les domaines de la sexualité, de la boisson, de la drogue...
3) Les sept péchés capitaux
7 Nombre parfait et symbole de l'abondance divine, il est aussi selon la Bible le nombre du châtiment, de la purification et de la pénitence. Il est aussi attribué à Satan qui s'efforce de copier Dieu se faisant le singe de Dieu. Ainsi la bête infernale de l'Apocalypse (Ap 13,1) a sept têtes.
Saint Augustin voit le sept comme la perfection de la Plénitude. Il en faisait aussi le nombre de la créature, considérant non la vie de celle-ci mais son devenir, l'évolution . c’est également lui qui a nommé les péchés capitaux pour la première fois . selon lui ce ne sont pas les plus grave mais ceux qui sont à l’origine de tous les autres.
Les philosophes ont cherché à définir la valeur positive ou négative de la conduite humaine en se rapportant à deux principes majeurs : ils ont considéré certains types de conduite comme bons en soi ou bons parce que conformes à une norme morale particulière. Le premier type de conduite est choisie en vertu d’une valeur fondamentale, c’est-à-dire désirable en soi, il n’est donc pas conçu comme un moyen pour arriver à une fin. Dans l’histoire de l’éthique, on trouve trois critères de conduite du second type qui ont été tenus chacun pour le souverain bien par différents groupes ou individus : Le bonheur ou le plaisir ; le devoir, la vertu ou l’obligation; La perfection, le développement le plus parfaitement harmonieux du potentiel humain.
L’autorité à laquelle doit obéir la conduite humaine change selon les écoles de pensée : la volonté divine, les lois de la nature et les règles de la raison apparaissent tour à tour comme le fondement de la régulation
1) Hédonisme épicurien
Voyons la définition du dictionnaire: "L’hédonisme est le système moral qui fait du plaisir le principe ou le but de la vie".
L’hédonisme recherche donc, sans contrainte, tout ce qui plaît; il favorise un sensualisme sans frein. L’hédonisme est l’équivalent de l’épicurisme; il n’a de pensée que pour le plaisir et la sensualité. Tout ce qui est charnel, érotique, lascif, a droit de cité.
Hédonisme épicurien Aristippe de Cyrénée -(430 à -355) Épicure (-347 à 270) Le plaisir définit le bien, et la peine le mal.
Les 3 sortes de plaisirs sont: naturels et nécessaires pour se maintenir en vie (cf. la nourriture), naturels et non nécessaires (cf sexe), et ni naturels ni nécessaires (cf. le luxe). "Aucun plaisir n'est en soi un mal, mais certaines choses plaisantes ou jouissantes apportent plus de maux que de plaisirs " (Épicure).
L’hédonisme met donc en avant ce qui tente l’humanité (la luxure, l’envie, la paresse … ) et le définit comme bien et ceux avant l’apparition de la bible.
2) dionysisme (apologie de la passion)
Dionysos, est chez les Grecs, le dieu du vin, des passions exaltées, de la déraison et de la folie et se promène entouré de ménades et de satyres ivres et orgiaques. L'éthique dionysiaque propose l'exaltation des forces de la vie, la valeur suprême. Acceptons, dit-elle, la nature tragique de la condition humaine (exaltation passionnée et mort inéluctable), sans faux refuges, opium ou certitudes débiles, mais dans la volonté de puissance dionysiaque, "celle des puissants, violents et maîtres" (Nietzsche 1844-1900)
"Le chemin de l'excès mène au palais de la sagesse" (William Blake).
Le dionysisme contrairement à l’hédonisme recherche tous les plaisirs et ceux sans modération.
3) Naturalisme
Doctrine philosophique, affirmant que la nature est la seule réalité existante qui ne peut être élucidée que par l'approche scientifique . Les conceptions théologiques, selon lesquelles un plan et des principes métaphysiques président à la nature, sont systématiquement écartées, sans pour autant être jugées invalides. La négation naturaliste de toute cause et de toute fin transcendante ou surnaturelle de l'humanité peut impliquer, sur le plan de l'éthique, la recherche du plaisir, la nécessité de soumettre la conduite morale aux lois de la nature, ou l'affirmation de l'absence de valeurs absolues et le principe d'utilité comme unique critère moral Le naturalisme est fondé sur l'empirisme, qui considère que toute connaissance provient de l'expérience et il se prolonge dans le positivisme européen .
"Ce qui est beau et juste suivant la nature, il faut pour bien vivre laisser prendre à ses passions tout l'accroissement possible au lieu de les réprimer " (Platon).
"On outrage la nature en résistant aux crimes qu'elle nous inspire" (Sade).
4) L’humanisme
Le 1er Humanisme (grec, -700 à -330, et romain (-753 à +470): L'Humanisme est un mouvement historique pour qui l'homme est le centre et l'intérêt de ses réflexions et de ses actions, et non plus Dieu, les dieux ou la nature.
Le 1er humanisme contient des réponses et des mises en garde aux éthiques et aux religions ultérieures qui n'auraient été désaxées si elles avaient réfléchi aux simples et fortes maximes qui suivent:
"Connais-toi toi-même" (Maxime inscrite sur le temple de Delphes, reprise et popularisée par Socrate).
"Rien de préférable à l'expérience" (Théognis).
Le 2e est celui des Lumières (18e s.), le nôtre. Il lutta au 19e et 20e, et triompha en 1945 et 1989:
"Nos vrais plaisirs consistent dans le libre usage de nous-mêmes" (George Buffon).
5) Nihilisme
Aucune loi ou règle morale ne peut être objective, voire fondée. Ni la nature, ni le plaisir, ni le bonheur individuel ou collectif, ni la croyance, ni la raison ne peuvent justifier une règle morale. Rien ne vaut la peine de quoi que ce soit. Bien et mal sont semblables et se valent.
"J'aurai le même sort que l'insensé. Pourquoi donc ai-je été sage ?" (L'Ecclésiaste).
"La mort est la preuve absolue de la vanité de l'homme et de l'inexistence de Dieu" (Jacques Légaré).
6) Machiavélisme
La fin justifie tous les moyens, y compris les pervers.
"Qui ne se montre point ami des vices devient ennemi des hommes" (Arétin).
6) Satanisme
Le satanisme a pour ainsi dire toujours existé. Avant le christianisme, les différents génies du mal étaient vénérés et on leur rendait hommage afin qu'ils épargnent les communautés de leurs exactions. Ces êtres maléfiques s'imposaient aux quatre coins du globe par le règne de la terreur qu'ils inspiraient. Dans l'Ancien Testament de la Bible, il est question d'une religion où les parents sacrifiaient leurs enfants à un dieu impie en les jetant vivant dans le feu qu'on entretenait dans le ventre de l'idole. Ces dieux étaient nommés génériquement Balim (pluriel de Baal) qui signifiait "Maître". Baal Zebub, le Seigneur des Mouches, fut ainsi l'un des noms de Satan le Diable dans le Nouveau Testament. Il fut déformé en Belzébuth.
Toutefois, Satan a un impact particulier dans la culture judéo-chrétienne. En effet, il n'impose pas le culte, ni même le respect, par la terreur. Le défi de Satan à Dieu est déjà inscrit dans la Genèse, alors qu'il n'était pas encore ainsi nommé. Son premier nom est inconnu, mais on s'accorde à lui donner le nom de Lucifer (autre nom qui lui est donné dans le Nouveau Testament) ou de Baphomet. Lucifer est un nom latin signifiant "qui porte la lumière".
Il n'est donc pas étonnant que beaucoup aient recherché, et cherchent encore, puissance et gloire en s'assurant ses faveurs. Le chef des anges rebelles a même essayé de tromper Jésus . Après avoir tenté de semer le doute dans son esprit, il lui proposa de régner sur les royaumes de la Terre en l'échange d'un acte d'adoration. Jésus ne lui a pas dit "ces royaumes ne t'appartiennent pas". Bien au contraire, il l'a chassé, pour que Satan le laisse en paix. Par son rôle moderne d'Antéchrist (ou Antichrist), annoncé dans l'Apocalypse de St Jean l'Évangéliste, il se dresse comme l'ennemi déclaré du règne du Christ sur la Terre.
Pour lui, le vice est inné et naturel, la vertu un artifice, donc le vice et la cruauté devraient être permis par la loi puisqu'ils sont droits naturels.
"Le démon du mal est l'un des instincts premiers du cœur humain" (Edgar Allan Poe).
"La certitude du péché nous pousse à son accomplissement" (Poe).
"Sans l'appui de l'égoïsme, l'animal humain ne se serait jamais développé" (Blaise Cendras).
"Qu'importe si je dois acheter la plus faible jouissance par un assemblage inouï de crimes". (Sade).
"L'homme le plus heureux de la terre sera celui qui sera le plus adonné aux infâmes, aux plus crapuleuses débauches, aux plus criminelles habitudes, et qui les renouvellera le plus souvent... qui, chaque jour, les doublera, triplera de force" (Sade).
"Le seul moyen de se délivrer de la tentation est d'y céder" (Oscar Wilde).
Pour beaucoup de philosophes le péché est donc loin d’être un acte aussi malveillant qu’il est décrit dans la religion. Il est même dans certain cas utile à la connaisse de soi, à l’épanouissement de la vie et peut même nous faire parvenir au bonheur. Cependant la réalisation à nos passions ne peut pas être totale si bien que si elle devient l’unique but dans la vie, nous pouvons en être esclave
1) Esclave de ses passions
Chez Spinoza les passions, résultent de l'action des modes extérieurs sur nous : la passion n'est pas l'action du corps sur l'âme comme chez Descartes, mais l'action d'un mode extérieur sur notre corps et parallèlement d'un mode extérieur sur notre âme.
Le pouvoir d'être affecté à donc une double signification. Il est à la fois puissance d'agir lorsque les affections sont actives et puissance de pâtir lorsque l'individu est soumis à la passion. Ceci correspond d'ailleurs à la définition de la liberté et de la contrainte chez Spinoza : " J'appelle libre une chose qui est et agit selon la seule nécessité de sa nature, contrainte celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée." L'homme passionné n'est donc pas libre.
Mais les passions sont elles-mêmes de deux sortes
Lorsque nous rencontrons un corps qui ne convient pas avec le nôtre, tout se passe comme si la puissance de ce corps s'opposait au nôtre. Notre puissance d'agir en est empêchée. Nous éprouvons alors de la tristesse.
Lorsque nous rencontrons un corps extérieur qui convient à notre nature, qui nous est utile, et qui se compose avec le nôtre, sa puissance s'additionne à la nôtre. Nous éprouvons de la joie et notre puissance d'agir est augmentée ou aidée. La joie peut donc être une passion lorsqu'elle a une cause extérieure et nous ne maîtrisons pas alors cette puissance d'agir venue de l'extérieur. Cependant nous nous rapprochons du point qui nous en rendra maître et fera naître les joies actives, celles qui viennent de notre seule essence, ce qui réside dans la connaissance.
Les passions tristes représentent donc le plus bas degré de notre puissance, le moment où nous sommes au maximum séparé de notre puissance d'agir, aliénés, livrés à la superstition, aux tyrans. La philosophie de Spinoza est une philosophie de la joie. Seule la joie vaut et la passion triste est toujours impuissance. C'est aussi en ce sens que l'homme libre ne pense pas à la mort (penser la finitude c'est déjà diminuer notre puissance et être triste) . Il ne craint pas la mort (la crainte est passion triste) mais pense positivement, directement la vie.
Il y a d'abord celui qui les éprouve, qui les subit et il est esclave. Mais il y a aussi celui qui les exploite, qui les utilise pour mieux asseoir son pouvoir. C'est le tyran. La vie est empoisonnée par les notions de Bien et de Mal, de faute et de mérite, de péché et de rachat. La haine nous empoisonne et la culpabilité qui est une haine retournée contre soi.
Crainte, désespoir, pitié, moquerie, envie, repentir, honte, regret, colère, vengeance etc. sont des passions tristes. L'espoir lui-même est une tristesse, un sentiment d'esclave que le tyran exploite. Dans un État libre on offre aux citoyens l'amour de la liberté et non l'espoir de récompenses pour bonne conduite ou la sécurité. Ceci explique la critique de la théocratie dont tout le système repose justement sur l'espoir du salut et la crainte de la damnation. Enfin, il y a celui qui s'attriste des passions de l'homme. C'est le prêtre, complice de cette tentative d'asservissement général de l'homme.
Ainsi une personne dominée par ses sentiments peut en arriver à des actes préjudiciables. C’est pour cette raison que la justice a été inventée : pour ne pas que la liberté soit érigée en dictature.
2) La justice
La question des rapports entre l’homme et ses crimes se pose depuis l’Ancien Régime. Dans ce que Jean Delumeau définit comme une " civilisation du blasphème ", l’infracteur n’est pas tant un individu anormal qu’un être faible, qui n’a pas su ou voulu résister aux tentations auxquelles l’inclinaient ses passions. La consultation d’un dictionnaire de la fin du XVIIe siècle montre que le champ sémantique du crime se confond avec celui du péché. Ainsi, dans le Richelet, le criminel est l’individu " qui a fait un crime, celui qui a commis une faute ", le " crime " signifie une " faute qui mérite punition ", une " faute énorme ", des " péchés ". La "faute" est "une espèce de crime ", un "péché " et la définition du péché renvoie inévitablement à la "faute contre Dieu "... La philosophie pénale de l’Ancien Droit correspond à l’enseignement de la théologie morale dispensé aux juristes. Formés sur le triple héritage du droit romain, du droit Canonique et de la théologie enseignée à l’Université, les magistrats de l’Ancien régime ne sont guère intéressés par la question du passage à l’acte. L’analyse théorique de l’acte volontaire et de ses causes lointaines ne relèvent pas de la compétence des criminalistes qui entérinent sans les discuter la notion de libre-arbitre des infracteurs, la légitimité du châtiment et le droit de punir que les princes tiennent de Dieu. Dans cet univers mental, le criminel qui passe à l’acte réitère le geste profanateur d’Adam.
Conclusion

Ainsi sous une certaine forme, le péché, la faute, la passion se rejoignent . la religion, en ce sens, dicte un acte de conduite imposé par la peur de l’enfer . Cependant, de nos jours, l’origine des délits ne sont plus les péchés capitaux car ceux-ci ont un rapport exclusivement avec soi même . Ainsi, la paresse, l’envie, la luxure, la gourmandise, l’orgueil, la colère et l’avarice portent peu préjudice à autrui . Ainsi le péché, tel qu’il est décrit dans la bible, n’est plus si mauvais dés qu’on sort du cadre de la religion une fois qu’il est connu et qu’ils ne nous dominent pas.
bibliographie :
http://www.bonheurpourtous.com/botext/c-mal.html
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